La France foudroyée

1. Contexte avant cet épisode où la France fut foudroyée :

Le gouvernement, de gauche radicale-socialiste, d’Édouard Daladier, ayant déclaré la guerre à l’Allemagne le 3 septembre 1939, va interdire le parti communiste français après l’annonce officielle le 23 août 1939, du pacte de non-agression germano-russe. Le parti communiste français sera tardivement et officiellement interdit le 25 septembre 1939.

Ainsi, le gouvernement Daladier laissa « involontairement » certains communistes français et notamment le secrétaire général du parti, Maurice Thorez, s’enfuir en URSS. Celui-ci y restera jusqu’à la fin de la guerre. Il reviendra « légalement » en France grâce à l’accord secret entre le général De Gaulle et Staline.

Les parlementaires communistes élus durent choisir entre leur fidélité à Staline ou changer leur statut politique. Alors que quelques-uns renoncèrent à cette filiation stalinienne et suivirent le gouvernement à Bordeaux puis à Vichy, certains furent arrêtés et d’autres expulsés de France.

Après la période dite « drôle de guerre », pendant laquelle les Allemands avaient organisé méthodiquement leur future invasion de la France, le nouveau gouvernement français de Paul Reynaud, dès le 22 mars 1940, dut gérer avec urgence et essayer de corriger, autant que possible, les actions irresponsables de ses prédécesseurs.

Les armées polonaises, elles aussi, mal équipées et peu formées, abandonnées à leur sort par les gouvernements français et britannique, furent rapidement défaites. Aussi, les Allemands, débarrassés du front polonais en octobre 1939, vont programmer leur invasion à l’Ouest pour le 10 mai 1940.

Les Allemands ont construit durant l’hiver 1939, un plan ambitieux et risqué d’invasion des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg et de la France, en trois étapes. Ce plan, dans lequel, l’état-major allemand et Hitler visaient la surprise et la rapidité, prévoyait l’utilisation d’une aviation performante et de forces militaires importantes, fortement mécanisées grâce à l’utilisation de très nombreux chars modernes et puissants, réunis sur quelques axes d’attaque ciblés.

Les Allemands, qui préparaient cette nouvelle guerre depuis 1920, avaient mis à profit ce qu’ils avaient appris depuis la guerre de 1870, puis depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Par exemple, ils avaient parfaitement compris que les armées devaient disposer de nombreux chars, puissants et modernes, mais aussi de moyens de communication par radio permettant le transfert rapide d’informations sur des distances importantes.

D’autre part, ils avaient aussi été convaincus qu’une aviation militaire performante compléterait efficacement l’artillerie sur un front de plusieurs centaines de kilomètres. En parallèle à l’évolution des moyens de transport mécanisés, ils firent évoluer les tenues des fantassins, les rendant plus légères et discrètes dans le paysage.

Pour résumer ce plan en trois étapes, évidemment gardé secret jusqu’au début des invasions, le 10 mai 1940, le premier objectif était de vaincre rapidement les forces anglo-belges après avoir envahi les Pays-Bas.

Le second objectif, devant se dérouler en même temps que l’invasion de la Belgique, concernait la traversée de la forêt des Ardennes par de nombreuses colonnes de chars en vue d’éviter les fortifications de la ligne Maginot, d’une part, et de contourner les armées franco-britanniques retranchées en Belgique et au nord de la France. Enfin, la troisième étape de ce plan concernait l’invasion rapide de la France en ciblant la prise de Paris.

Les forces françaises, bien que nombreuses, étaient malheureusement, sous la coupe d’un état-major complètement hors sol et ce depuis plusieurs décennies. L’absence de véritables plans de protection de la France, mûrement étudiés et surtout financés, fut l’une des principales causes de la réussite allemande. Dans le cadre de la ligne Maginot, tour à tour, y compris Pétain, les chefs d’état-major furent responsables de son inefficacité, notamment dans les Ardennes.

Les armées françaises étaient sous-équipées avec des matériels et une aviation sous-dimensionnée, datant et peu modernes. Par exemple, les Allemands avaient trois fois plus d’avions de chasse et de bombardiers que la France. Du point de vue de l’artillerie et des chars, eux-aussi dataient et étaient mal répartis, à cause des missions défensives imposées par l’état-major français totalement incompétent, comme en 1914.

 

 

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