De Gaulle et la Résistance

1. Qui est De Gaulle

Le jeune et fraîchement nommé général de brigade, Charles de Gaulle, né à Lille le 22 novembre 1890, n’était, en 1940, absolument pas connu, ni du grand public, ni du milieu politique. Comme nous l’avons vu dans les textes précédents, de Gaulle, alors colonel d’un escadron de chars, vient juste d’être nommé général de brigade à titre temporaire, le 1er juin 1940. Une semaine plus tard, il était nommé sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre.

Le nouveau général de Gaulle n’a pas vraiment le temps de s’installer dans son bureau que le nouveau et premier gouvernement de Pétain, mais aussi, le dernier gouvernement de la IIIe République s’installa à Bordeaux, le 17 juin 1940. Le général ne faisait pas partie de ce gouvernement, aussi, déçu, il décida de partir immédiatement pour Londres.

En tant que militaire, il était tenu de respecter les décisions gouvernementales, mais comme la majorité des officiers, y compris Pétain, le général de Gaulle fut très déçu des choix et décisions des politiciens des gouvernements de la IIIe République depuis plusieurs décennies.

Le général avait maintes fois annoncé depuis 1920, qu’il était favorable à une réorganisation des forces armées françaises incluant plusieurs régiments de blindés. Malheureusement, les politiciens français, viscéralement pacifistes, n’ayant pas suivi ses conseils, furent responsables du désastre de mai 1940. De plus, avant cette date, il ne fut, hélas, pas suivi par le maréchal Pétain qui lui misait plutôt sur une artillerie puissante. Vestige restant de l’expérience de Pétain durant la Première Guerre mondiale, l’artillerie n’était plus suffisante en 1940.

La France signa quelques jours plus tard l’armistice et donc la fin des combats avec les Allemands. En quittant la France pour continuer le combat, Charles de Gaulle va, pour la première fois dans sa vie de militaire, désobéir au gouvernement français. En ce sens, il fera l’inverse du maréchal Pétain. Il confirma officiellement son choix délibéré lors de son allocution à la radio anglaise, la BBC, le 18 juin 1940. Winston Churchill, à partir de ce moment, octroya à la « France libre », 5 minutes par jour d’accès à la radio de Londres, la BBC.

Le but du général Charles de Gaulle dans cette « appel » radio était double. En premier, il fallait que le gouvernement britannique reconnaisse l’existence de cette force armée française et qu’il sache que son chef improvisé était le général de Gaulle, alors inconnu des Anglais. D’autre part, il fallait aussi que le reste du monde, et notamment les Français qui souhaitaient continuer le combat, sachent où trouver son organisation.

Du 20 mai au 4 juin 1940, plus de 120 000 soldats français ont pu s’embarquer à Dunkerque pour rejoindre le Royaume-Uni. De Gaulle le sait, et ce fut vers ces troupes encore libres et armées qu’il va capitaliser pour le futur soubresaut des armées françaises contre les Allemands. Le général de Gaulle savait aussi qu’il pourrait probablement convaincre et exploiter les armées françaises encore présentes en Afrique.

En juin 1940, il y avait très peu de généraux français qui avaient opté de rejoindre Londres et donc de trahir le gouvernement de Vichy. Le général de Gaulle fut contraint d’improviser une organisation autour des forces françaises qui souhaitaient continuer le combat. Tout était à construire pour prouver, en premier, au gouvernement britannique, que la France libre avait une existence et un potentiel réel d’influer sur le cours de la guerre. Le Premier ministre britannique Winston Churchill le reconnaîtra officiellement fin juin 1940 en tant que chef des Français libres.

Charles de Gaulle va officialiser l’existence et l’appartenance des Français à la « France libre » qui utilisera l’abréviation Forces Françaises Libres (FFL) et la croix de Lorraine comme symbole de fédération et de reconnaissance. Hélas, les Français volontaires pour rejoindre les rangs des Forces Françaises Libres, le 15 août 1940, étaient encore moins de trois mille.

Avec le recul historiographique de cette période, il me semble important d’apporter ici quelques précisions. En effet, même si plus de 120 000 soldats français ont pu rejoindre le Royaume-Uni à partir de la débâcle de Dunkerque, il ne faut pas oublier le traumatisme de ceux-ci, à qui les politiciens français de la IIIe République ont imposé cette guerre mais aussi, hélas, cette défaite, faute d’avoir préparé efficacement les armées françaises auparavant. La confiance était rompue entre ces militaires et leurs chefs.

D’autre part, il faut rappeler que la défaite de juin 1940, a eu pour conséquence que près de deux millions de soldats français furent faits prisonniers et envoyés en Allemagne dans des camps. Comment imaginer que cela n’ait pas eu de conséquences sur le moral des militaires français, y compris ceux qui étaient libres au Royaume-Uni en 1940.

Les relations, dès le début, avec Winston Churchill, étaient glaciales et très compliquées. De Gaulle pensait à la France et à ses intérêts, alors que Churchill voyait le partenariat avec les FFL comme un moyen de renforcer les actions militaires des Britanniques.

Hélas, lorsque les Américains entrèrent en guerre avec le Japon et l’Allemagne, les relations entre Charles de Gaulle et le président américain Roosevelt étaient, dès le début, carrément exécrables voire impossibles. Roosevelt voyait en de Gaulle un simple opportuniste sans compétence et horriblement prétentieux. De Gaulle devra user de beaucoup de diplomatie et parfois tenir tête coûte que coûte face à l’intransigeance des États-Unis.

Le général Charles de Gaulle était persuadé que les États-Unis seraient prochainement contraints de s’investir dans ce conflit. Il était convaincu qu’il fallait tout faire pour que la France libre soit officiellement présente au sein des alliés au moment de la future victoire, faute de disparaître à jamais.  

Dans les chapitres précédents, on a eu l’occasion de croiser le capitaine de Gaulle lors de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il fut blessé et prisonnier. Un peu plus tard, on l’a retrouvé en Pologne, en 1920, au moment des événements de Varsovie et la bataille des armées polonaises face à l’armée rouge de Trotski.

Étonnamment, de Gaulle croisa souvent Pétain au cours de sa carrière militaire. En effet, Charles de Gaulle, issu d’une famille catholique traditionaliste, avait très tôt choisi de faire carrière dans l’armée. Il rejoindra en 1908, l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, dans laquelle il participa en tant qu’élève officier, à diverses formations, notamment dans le 33e régiment d’infanterie d’Arras, alors, commandé par le colonel Pétain.

À l’issue de sa formation d’officier à Saint-Cyr, le sous-lieutenant de Gaulle fut affecté à Arras dans le régiment du colonel Pétain. Le futur maréchal Pétain aura souvent l’occasion de remarquer chez Charles de Gaulle le caractère d’un véritable chef, sa profonde culture, son niveau élevé d’intelligence et les grandes capacités de « plume » du jeune lieutenant.

En 1931, le maréchal Pétain choisit d’affecter le chef de bataillon Charles de Gaulle à son état-major et de l’imposer comme conférencier. De Gaulle fut par la suite affecté au secrétariat général de la Défense nationale, où il s’initia à la rédaction de lois militaires. De Gaulle, après avoir développé ses idées sur l’emploi d’unités de blindés sur le front, écrira plusieurs ouvrages sur ce sujet, tels que « Le Fil de l’épée » en 1932 puis « Vers l’armée de métier » en 1934.

Membre de l’Académie des sciences morales en 1919, le maréchal Pétain était pressenti pour être admis à l’Académie française à la fin des années 20. Aussi, pour être reçu, il devait présenter un ouvrage avant son admission. Il fit appel à Charles de Gaulle, comme il l’avait fait plusieurs fois dans le passé, pour rédiger ce livre. Pétain fut élu à l’Académie française le 20 juin 1929, dans le fauteuil du maréchal Foch, décédé, le 20 mars 1929.

Ces deux personnages présentaient des similitudes et de grandes différences. En effet, tous les deux ont eu une carrière militaire plutôt foudroyante et, dans ce sens, ils partageaient ce point commun avec Napoléon Bonaparte.

On se souvient de ce dernier, jeune officier du roi en plein ébullition de la Révolution française, franchir rapidement après la bataille de Toulon, tous les grades jusqu’à celui de général. De même, Pétain, alors colonel sur le point de partir à la retraite en 1914, nommé général de brigade le 26 août 1914, franchira lui aussi les grades qui l’amenèrent au titre honorifique de maréchal à la fin de la Première Guerre mondiale.

De Gaulle eut un destin semblable aux précédents car fraîchement nommé général au début de la Seconde Guerre mondiale, il terminera sa carrière en tant que président de la République. Pas n’importe laquelle, la Ve, dont il aura lui-même entièrement remodelée la Constitution.

Ces trois personnages ont profondément marqué l’Histoire parce qu’ils ont été confrontés à une situation critique lors d’une période tragique pour la France. Pour la majorité de la population française, pour peu que celle-ci se sente concernée par la nation française, vous les citera si vous lui demandez quels sont, d’après elle, les personnages qui l’ont marqués lors des deux Guerres mondiales.

Pour la Première Guerre mondiale, le « vainqueur de Verdun » fut le symbole fort, alors que pour la Seconde Guerre mondiale, De Gaulle fut le « libérateur de la France ». Chacun de ces trois personnages terminera pourtant sa vie dans la tragédie.

Certains, d’un esprit étriqué, chagrin ou primaire, souvent, hélas, plus concernés par l’Europe que la Nation française, vous citeront plutôt des personnages futiles et oubliés par la grande Histoire, tels que Clemenceau, Jean Jaurès ou Jean Monnet.

 

2. La Résistance au début de la Seconde Guerre mondiale

Au début de la Seconde Guerre mondiale et ce jusqu’à l’opération « Barba rosa », au cours de laquelle les nazis attaquèrent la Russie (URSS), les effectifs et l’organisation de la Résistance interne en France étaient quasiment inexistants.

Certains réseaux d’information tels que le réseau Alliance s’étaient progressivement constitués sur l’incitation des Britanniques en relation avec certains civils, militaires ou diplomates français. Ces réseaux, évidemment secrets, avaient pour but essentiel d’informer à Londres les Services secrets britanniques sur les infrastructures et les forces allemandes présentes sur le territoire français.

Les premiers « résistants » sans arme, sans organisation et sans objectif durant cette période étaient le fruit de réfractaires à l’armistice ou à la collaboration, d’anciens officiers de l’armée de Vichy, d’ouvriers du rail, d’antifascistes ou de citoyens horrifiés par des persécutions ou des crimes nazis.

Progressivement, en zone « occupée » et en zone « libre », quelques groupes prirent vie à l’initiative souvent individuelle. Ceux-ci, éparses et sans relation généralement avec les autres groupes, prenaient le risque d’être dénoncés et arrêtés par la police militaire allemande ou la Gestapo.

Durant cette guerre, très majoritairement, la population française, à qui les gouvernements de la IIIe République avaient imposé cette guerre qu’elle ne souhaitait pas, décida implicitement de ne pas s’impliquer dans des mouvements périlleux de résistance. Pour une partie importante du peuple français, ces politiciens avaient trahi la France et son armée.

Comment pourrait-on imaginer qu’une partie significative de la population se lance spontanément dans des mouvements où chacun risquerait sa vie, puisque des politiciens corrompus des gouvernements de la IIIe République, abyssalement incompétents et responsables de ce désastre, ne risqueraient pas la leur.

Certains politiciens français contemporains du 21e siècle, profondément francophobes et avides d’une Europe fédérale, devraient prendre enfin conscience que la population française majoritairement patriote n’acceptera jamais de mourir pour un autre pays que le sien, même par la contrainte.

Au 21e siècle en France, en plus de l’impéritie et de l’incompétence généralisée des politiciens, la pression fiscale, les prélèvements obligatoires, l’effondrement de l’école, la disparition quasi totale des industries, la disparition des services publics et la profonde insécurité n’invitent plus le peuple français à trouver la moindre étincelle d’espoir dans une vie meilleure pour eux et pour leurs enfants.

Lorsque le peuple n’a plus confiance en ses élites, celui-ci, comme en 1940, se détache progressivement de la nation et se replie sur lui-même en attendant que l’orage passe. Le premier constat immédiatement visible de cette situation est la dénatalité constatée en France dès 2025.

 

3. Évolution de la Résistance en France après 1941

Plusieurs facteurs vont faire évoluer rapidement les engagements de certains Français dans des groupements disparates de révolte, progressivement rattachés à la Résistance interne. Plusieurs groupes vont naître spontanément en zone occupée et en zone libre, suite à la mise en place par les Allemands du travail obligatoire (STO), notamment en Allemagne.

De plus, immédiatement après les débuts de l’opération « Barba rosa », le 22 juin 1941, au cours de laquelle les nazis se retournèrent contre les Russes, les membres du Parti communiste français, devenus hors la loi, se réfugièrent dans le « maquis ».

Chacun de ces groupes, dans le plus grand secret, va progressivement prendre contact avec le Bureau Central de Renseignements et d’Action (BCRA) mis en place à Londres par le général De Gaulle. Ce dernier déléguera la responsabilité de son organisation devenue complexe et envoya directement sur place en France, des interlocuteurs et des moyens en armement et en radios de communication.

L’objectif premier de De Gaulle était de créer une organisation hiérarchisée et structurée rattachée au BCRA à Londres, en vue d’orchestrer des actions ciblées sur tout le territoire français.

Certains groupes de « maquisards » ne rendirent pas la tâche facile au général De Gaulle car ceux-ci volontairement indisciplinés ne souhaitaient pas dépendre de lui, ni même des Britanniques. Ce fut, par exemple, le cas des groupes de partisans composés de communistes, qui se voyaient plutôt assujettis à Moscou.

Ces mêmes groupes, se voulant totalement indépendants du BCRA à Londres, pratiquèrent, malheureusement, des attentats contre certains officiers allemands. Le premier fut l’assassinat à Paris, le 22 août 1941, du jeune allemand Moser, enseigne de vaisseau, abattu à la station de Métro Barbès-Rochechouart.

Cet acte d’attentat, vu par les Allemands, entraîna de leur part des représailles immédiates par l’exécution de nombreux otages. Bien que vivement critiqués de toutes parts pour les conséquences, ces groupes de « maquisards » reproduiront maintes fois leur méfait en assassinant plusieurs officiers allemands sur tout le territoire.

Hélas, à chaque fois, les Allemands amplifièrent les sanctions en exécutant de plus en plus d’otages. Les responsables de ces groupes de communistes, faisant fi des conséquences, recherchaient, en vain, à dresser le peuple français contre l’occupant.

Pour essayer d’améliorer la coordination entre tous les groupes formant la Résistance interne en France et le BCRA, De Gaulle mandata plusieurs personnages, dont Jean Moulin, pour clarifier l’organisation de cette nébuleuse et essayer d’unifier les trois grands réseaux de résistance. Jean Moulin, né le 20 juin 1899 à Béziers, ancien préfet de gauche républicaine dans la IIIe République, avait rejoint De Gaulle et la « France libre » à Londres en septembre 1941.

Jean Moulin réussira, non sans difficulté, à réunir les trois principaux réseaux de résistance tels que « Combat », « Franc-Tireur » et « Libération-Sud ». Jean Moulin, trahi, fut arrêté par la Gestapo dans la banlieue de Lyon, le 21 juin 1943. Interrogé et torturé par la Gestapo, il décéda, le 8 juillet 1943, dans le train qui le transportait en Allemagne.

Les succès de Jean Moulin pour réunir ces trois réseaux furent en grande partie dus au général Charles Delestraint, chef de l’Armée Secrète, créée en septembre 1942. Ce fut à l’initiative de Henri Frenay, chef du réseau « Combat », et du général de Gaulle que fut confiée à Charles Delestraint, général à la retraite, la direction de cette armée secrète. De Gaulle et Delestraint, partageant les mêmes opinions sur l’armistice, se connaissaient bien puisqu’ils ont servi ensemble dans le régiment de chars de combat à Metz au début de la Seconde Guerre mondiale. 

Henry Frenay, catholique et anticommuniste, fils d’officier décoré lors de la Première Guerre mondiale, avait créé un réseau très important en zone libre, de résistants à tendances politiques diverses autres que communiste et gauche radicale.

Le réseau « Libération-Sud » a été créé en juin 1941 et dirigé par Emmanuel d’Astier de la Vigerie, fils et petit-fils aristocrate de la « monarchie de juillet » avec Louis-Philippe. Le réseau « Libération-Sud » regroupait essentiellement des sympathisants socialistes ou de milieux syndicaux tels que la CGT.

Le plus petit des trois réseaux, « Franc-Tireur », fut créé en novembre 1941, par Jean-Pierre Lévy, juif alsacien. Ce réseau, le moins politisé des trois, regroupa des personnalités diverses proches des idées de Jean-Pierre Lévy.

Les effectifs de la résistance évoluèrent rapidement après 1941. S’ils étaient estimés à plus de 21 000 fin 1941, ils passèrent à plus de 55 000 fin 1942 et plus de 180 000 fin 1943, après la mise en œuvre du STO, le travail obligatoire en Allemagne.

Après avoir réussi, le 26 janvier 1943, à regrouper les trois réseaux de la zone sud, Jean Moulin obtint l’accord à Paris, le 27 mai 1943, des huit principaux mouvements de la résistance pour former le Conseil National de la Résistance (CNR) dans lequel devait, a priori, se décider, hélas en vain, le destin de la France.

Ces « résistants » se répartissaient en zone sud et en zone nord, les différents mouvements de résistance. La majorité se trouvaient en zone sud dans des réseaux structurés auxquels s’ajoutaient ceux des centrales syndicales de la CGT et de la CFTC, et du Parti communiste français, du Parti radical, les Démocrates populaires, l’Alliance démocratique et la Fédération républicaine.

Tous ces mouvements, souvent très politisés, partageaient rarement les mêmes avis sur les actions à entreprendre. Ces mauvaises ententes entre les différents responsables furent souvent la cause de trahison supposée, de dénonciation ou tout simplement de manque de précaution ou d’indiscrétion, entraînant des arrestations voire des exécutions. 

Que ce soit la situation des militaires français évacués à Dunkerque vers le Royaume-Uni, ou ceux qui rejoignirent la France Libre, ceux qui s’engagèrent dans divers groupes de résistants et, enfin la plus grande partie des Français civils neutres ou impliqués dans la collaboration, on trouve ici depuis 1940, la source essentielle des divisions entre Français qui vont perdurer jusqu’au 21e siècle inclus.

Ces divisions, de plus, amplifiées par la guerre d’Algérie et ses conséquences, deviendront des fractures de plus en plus profondes et irréparables. Elles seront les sources et les causes essentielles de l’échec de la IVe puis de la Ve République et de l’Europe fédérale volontairement bâtie autour et étonnamment au profit, uniquement, de l’Allemagne.

 

 

 

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